L’association Paysages et Sites de mémoire de la Grande Guerre

L’association Paysages et Sites de mémoire de la Grande Guerre

(siège 1 Rue de Brissac Paris 75004)

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I/ Une fédération des départements du Front

Fondée le 12 juillet 2011, l’association « Paysages et Sites de mémoire de la Grande Guerre » fédère les  départements français du front occidental de la Grande Guerre hormis le Bas-Rhin afin de porter la candidature des « Sites funéraires et mémoriels de la première guerre mondiale. Front Ouest. »  sur la Liste du Patrimoine mondial. L’association est régie par la loi du 1er Juillet 1901 et le décret du 18 Août 1901. Composée initialement de 9 départements membres de droit, elle compte aujourd’hui 13 départements (Nord, Pas-de-Calais, Somme, Oise, Aisne, Seine et Marne, Ardennes, Marne, Meuse, Moselle, Meurthe et Moselle, Vosges, Haut-Rhin). Elle couvre ainsi l’intégralité de la partie française du front ouest de la Grande Guerre.

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Missions

L’association a pour mission de réaliser et de porter en coopération avec la Flandre et la Wallonie, le dossier transnational de candidature sur la liste du patrimoine mondial « Des sites funéraires et mémoriels de la première guerre mondiale. Front Ouest ». Elle se doit d’assumer le suivi et l’accompagnement de la candidature.

Calendrier du dossier porté de candidature porté en France par l’association Paysages et Sites de mémoire de la Grande Guerre

Calendrier de la candidature :

  • 1ère Etape : Réalisation du dossier 2011/2017

– 12/07/2011 : Création de l’association « Paysages et sites de mémoire de la Grande Guerre »

– 07/04/2014 : Inscription sur la liste indicative française : « Des sites funéraires et mémoriels de la première guerre mondiale. Front Ouest ».

– 30/01/2017 : Signature et dépôt du dossier  de candidature au Centre du patrimoine mondial par la Belgique en son nom et au nom de la France.

– 2017-juillet 2018 : Examen de la candidature par l’ICOMOS et le Comité du Patrimoine mondial et décision de ce comité de report d’examen de cette candidature. 

Quelques dates essentielles

  • 1er mars 2017: Le Centre du patrimoine mondial informe les autorités françaises de la complétude du dossier du point de vue formel et de sa transmission à ICOMOS (Conseil International des Monuments et des Sites).
  • Mai-juin 2017: Mise en place progressive de la mission technique d’évaluation de l’ICOMOS du bien
  • Septembre/octobre 2017: Mission sur place des experts.
  • Décembre 2017 : Première évaluation par le panel de l’ICOMOS
  • Mars 2018 : Deuxième panel : présentation des évaluations révisées et rédaction de l’évaluation finale non communiquée aux Etats.
  • Mai 2018 : Transmission aux autorités françaises de la recommandation d’ICOMOS au Comité du patrimoine mondial sur la candidature : inscription, renvoi, différé, non-inscription
  • Juin/juillet 2018 : Comité du patrimoine mondial : examen de la candidature des Sites funéraires et mémoriels de la Grande Guerre (font Ouest) pour son inscription sur la Liste du patrimoine mondial.
  • 2 ème étape- Juillet 2018 : Réunion à Bahrein du Comité du Patrimoine Mondial
  • Décision : 42 COM 8B.24
    • Sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale (Front Ouest) (Belgique, France)
    • Le Comité du patrimoine mondial,
    • Ayant examiné les documents WHC/18/42.COM/8B et WHC/18/42.COM/INF.8B1,
    • Rappelant les réserves exprimées concernant l’inscription de sites liés à des mémoires négatives,
    • Reconnaît que l’évaluation entreprise par l’ICOMOS peut être considérée comme valable jusqu’à sa 45session en 2021 ;
    • Décide d’ajourner l’examen de la proposition d’inscription des Sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale (Front Ouest), Belgique et France, jusqu’à ce qu’une réflexion globale ait eu lieu et que le Comité en ait débattu à sa 44e session et décidé si et comment des sites associés à des conflits récents et à d’autres mémoires négatives et controversées pourraient se rapporter à l’objet et au champ de la Convention du patrimoine mondial et de ses Orientations ;
    • Encourage les États parties à soutenir le processus de réflexion globale, notamment par des contributions ou par l’organisation d’une réunion d’experts ;
    • Note que la proposition d’inscription des Sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale (Front Ouest), Belgique et France, ne pourrait être examinée par le Comité qu’après un examen approfondi, par les Organisations consultatives, à la lumière de la décision du Comité susmentionnée, et après réception d’informations supplémentaires devant être fournies par les États parties concernés. 

     

  • Etape  actuelle : suivre la mise en place du groupe de réflexion fermé constitué d’experts formé sous l’égide de l’UNESCO et de l’ICOMOS pour examiner la recevabilité des dossiers mémoriels, c’est-à-dire examiner leur compatibilité avec le convention du patrimoine mondial de 1972 et celle de 2003. Ce travail conditionne le réexamen de notre dossier qui constitue une rupture dans la thématique des dossiers examinés jusqu’à aujourd’hui par le Comité du Patrimoine mondial.

    La Belgique continue à assurer le portage du dossier en collaboration avec la République française, elle est la seule interlocutrice du Comité du Patrimoine mondial et de l’ICOMOS.

    L’association assure la coordination générale et le suivi pour la partie française du dossier de candidature transnational franco-belge

    L’association mobilise son comité scientifique élargi aux chercheurs des Etats dont les morts reposent dans nos sites  afin de suivre et mener à bien de son côté, cette réflexio: examiner la recevabilité des dossiers mémoriels, c’est-à-dire examiner leur compatibilité avec le convention du patrimoine mondial de 1972 et celle de 2003. Pour répondre aux aspirations de membres du Comité du patrimoine mondial, des conventions de recherche (identification des morts et disparus par Etat) et d’échanges pédagogiques sont en cours de négociation à cet effet avec les Etats concernés.

  • Une méthodologie de travail a été définie par la direction du comité scientifique, un questionnaire guidant la réflexion sur les questions mémorielles va être diffusé à tous les membres du Comité. La Belgique en est destinataire. Un premier  rendu de ce travail aura lieu fin 2019 à Paris sous forme d’un colloque. Cette action est financée par une subvention dédiée de la DPMA.
    On ignore pour l’instant si le dossier subira ou non des modifications pour un nouvel examen de son inscription. Cependant il est évident que seuls les biens présentant une protection pourront être maintenus sur la liste de candidature.
  • Pour mener ces actions l’association s’assure d’une représentation à toutes les échelles territoriales.

II/ Une représentation à toutes les échelles territoriales

A- Qui se répercutent dans la composition du Bureau élargi

> Composition du Bureau proprement dit :

1) Les représentants politiques des Conseils départementaux 

  • Claude Léonard, Président du Conseil départemental de la Meuse, co-président
  • Laurent Somon, Président du Conseil départemental  de la Somme, co-président
  • François Rampelberg, 7ème Vice-président du Conseil départemental de l’Aisne
  • Christian Bruyen, Président du Conseil départemental de la Marne
  • Bernadette Groff , Vice-Présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin
  • Nathalie Delbart, Vice-présidente du Conseil départemental du Pas-de-Calais
  • Jean Godard, Vice-Président du Conseil départemental des Ardennes
  • Béatrice Descamps-Plouvier, 4ème Vice-présidente du Conseil départemental du Nord
  • Olivier Morin, Conseil départemental de la Seine-et-Marne
  • Denis Jacquart, Conseil départemental de la Moselle
  • Gilles Sellier, Conseil départemental de l’Oise
  • William Mathis, Conseil départemental des Vosges
  • Mathieu Klein, Président du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle

2) Les représentants des services  gestionnaires des nécropoles

  • Carole Novy, directrice administrative pour la France, représentante du VDK SESMA en France
  • Sarah Camerlynck, Conservation supervisor, CWGC
  • John Desrosiers, Ministère des Anciens Combattants Canadien
  • Thapedi Massanabo, Afrique du Sud
  • Arnaldo Minuti, délégué permanent italien
  • Pedro Branco Baptista, attaché défense Portugal
  • Liliane Chanson, Ministère de la Défense
  • Philippe Esprit, ONACVG
  • Michel Hadj, Le Souvenir Français
  • Christine Landrum,  Director of Collections & Preservation, ABMC

3) Les représentants des Missions ou associations partenaires

  • Alain Artisson, Mission Histoire du Conseil Départemental de la Meuse
  • Jacques Lambert, Association Terre Ardennaise
  • Jean Klinkert, Hartmannswillerkopf
  • Guy  Valembois, Tourisme et Mémoire de la Grande Guerre

4) Les représentants des autorités partenaires

  • Piet GELEYNS, Agence du Patrimoine de Flandre
  • Département du Patrimoine de la Région Wallonne

5) Les représentants du Comité scientifique

  • Stéphane Tison
  • Annette Becker

6) Les représentants des coordinateurs départementaux

  • Veronique Hoop, Directrice générale adjointe, conseil départemental de la Somme
  • Clotilde Romet, directrice des archives départementales de l’Oise
  • Chloe Arquevaux, chargée de projet à la Mission Histoire de la Meuse
  • Robert Schoumacker, Archives départementales de la Moselle

7) Les animateurs de l’association

  • Jean-Paul Vinchelin, Maire de Neuves-Maisons (54), désigné par le Conseil départemental de la Meurthe-et-Moselle, vice-président et trésorier
  • Marie-Madeleine Damien, Professeur émérite Université de Lille I, secrétaire générale et coordinatrice
  • Henri Schwindt, Président de l’Association de Sauvegarde du Champ de Bataille de Verdun, contrôleur aux comptes
  • Serge Barcellini, Contôleur général des Armées, vice-président

B- Qui se répercute sur la composition du Bureau exécutif

> Composition du Bureau exécutif :

  • Claude Léonard, Co-président,
  • Serge Barcellini, Vice-président,
  • Marie-Madeleine Damien, Secrétaire générale,
  • Guy Valembois, Secrétaire général adjoint,
  • Jean-Paul Vinchelin, Trésorier,
  • Alain Artisson, Trésorier adjoint,
  • Véronique Hoop, Membre

Le Bureau de l’Association fait office de Conseil d’Administration. Il comporte un bureau exécutif et le Bureau proprement dit. Ce dernier se réunit au minimum une fois tous les deux mois, soit au minimum six réunions par an. Le bureau exécutif gère et examine les problèmes rencontrés entre les réunions plénières du Bureau.

III/ A l’échelle des départements : les comités départementaux et le travail de terrain

A- Les coordinateurs et leur rôle

Chaque Conseil départemental adhérent s’engage à réunir et à animer  le comité départemental du projet de candidature UNESCO. Le coordinateur départemental est chargé de  veiller au bon fonctionnement de ce comité, de conseiller les  collectivités territoriales  dans la mise en œuvre des actions, de protection, de conservation, de sensibilisation à la Valeur Universelle Exceptionnelle  de tous les publics et diffusion de la connaissance.

  • Hermant Marina, Pas-de-Calais,
  • Spriet Aymeric, Nord
  • Dournel Florie, Somme,
  • Romet Clothilde, Oise,
  • Hubert Nathalie, Seine et Marne
  • Verkindt Etienne, Aisne,
  • Brun Olivier, Ardennes,
  • Lesjean Frank, Marne,
  • Arquevaux Chloe, Meuse,
  • Schoumacker Robert, Moselle,
  • Hecre Emannuel, Meurthe et Moselle,
  • Capeyron Delphine,Vosges,
  • Vanaverbeck Céline, Haut-Rhin

Missions :

  • Suivre la mise en place du groupe de réflexion constitué d’experts par l’UNESCO et l’ICOMOS  et ses travaux. La Belgique est pour cela la seule interlocutrice du Comité du Patrimoine Mondial de l’UNESCO.
  • Faire de notre comité scientifique un groupe de réflexion axé sur cette problématique de l’admission des dossiers mémoriels à l’UNESCO
  • Fédérer les acteurs locaux impliqués dans le projet de candidature : collectivités territoriales (communes et communautés de communes), organes déconcentrés de l’Etat  (DRAC et DREAL), gestionnaires locaux des biens et  autres instances présentes sur le territoire départemental  (inspection académique, associations combattantes ou historiques….). veiller au suivi des opérations administratives de protection des sites candidats . La protection forte d’un site est exigée pour toute  inscription d’un bien.
  • Animer, notamment réunir au moins une fois par an après inscription  des sites des différents acteurs afin de préparer la mise en œuvre du plan de gestion local et de programmer des actions sur le terrain centrer autour de 4 axes majeurs :
  1. Protéger,
  2. Conserver,
  3. Connaître et faire reconnaître et connaître,*
  4. Valoriser.
  • Participer aux réunions du comité interdépartemental national  en s’inscrivant dans l’une ou plusieurs des commissions de travail proposées :
  1. Protéger,
  2. Conserver,
  3. Connaître et faire reconnaître et connaître;
  4. Valoriser
  • Participer à la préparation et à l’animation de la conférence nationale.

B- La coordination du travail de terrain et le suivi permanent du dossier

Madame Damien Marie-Madeleine (perso.damien@wanadoo.fr ;  06 86 99 96 03)  coordonne l’ensemble des missions relatives au dossier et au suivi de candidature: rédaction du dossier final d’inscription en coopération avec le comité scientifique, suivi des volets techniques, accompagnement des experts, encadrement des coordinateurs départementaux. Elle est chargée  du suivi des partenariats de l’association à tous les niveaux, des collaborations avec les intervenants externes de l’association, ainsi que du fonctionnement du siège en accord avec le Secrétaire général.

C- Intervenant externe qui participe aux volets spécifiques du projet

Michel LE MOIGNE, Cartographie

Michel LE MOIGNE cartographe indépendant, diplômé de l’Ecole supérieure de Géographie Cartographie à l’Institut de géographie de Paris I en 1973.
Il a réalisé l’atlas cartographique du dossier de candidature de la partie française et la carte franco-belge du front et l’atlas des protections.

D- Le comité scientifique en cours d’élargissement aux universités des départements du front et aux chercheurs des Etats impliqués dans ce dossier

Il intègre désormais les services de l’Etat responsables des DRAC concernées par le dossier.

Il est constitué d’universitaires et scientifiques.

Composition actuelle

  1. Jean-Paul AMAT, professeur de géographie, Université de Paris IV (Sorbonne)
  2. Annette BECKER, professeur d’histoire contemporaine, Université de Paris X
  3. Marnix BEYEN, maître de conférences d’histoire contemporaine, Université d’Antwerpen
  4. Anne Biraben, architecte DPLG, spécialiste de l’architecture des cimetières militaires
  5. Emanuel DEBRUYNE, chargé de recherches F.N.R.S, Université catholique de Louvain
  6. Dominiek DENDOOVEN, historien, In Flanders Fields Ieper Museum
  7. Yves DESFOSSES, archéologue, conservateur régional de l’archéologie, DRAC Champagne-Ardenne
  8. Jean-François JAGIELSKI, historien, membre du CRID 14-18
  9. Oliver JANZ, professeur d’histoire contemporaine, Freie Universität Berlin
  10. Elise JULIEN, maître de conférences d’histoire contemporaine, Institut d’études politiques de Lille
  11. Stéphane TISON, maître de conférences d’histoire contemporaine, Université du Maine
  12. Laurence VAN YPERSELE, professeur d’histoire contemporaine, Université catholique de Louvain
  13. Antoon VRINTS, maître de conférences d’histoire contemporaine, Universiteit Gent
  14. Jay WINTER, professeur d’histoire contemporaine, Yale University

Le comité scientifique est co-animé par Stéphane Tison et Annette Becker.

Une quadruple mission

  • Définir le discours scientifique du dossier ;
  • Valider la sélection des sites ;
  • Rédaction ou validation des textes soutenant la Valeur universelle exceptionnelle du dossier ;
  • Co-animation des évènements scientifiques et/ou de sensibilisation mis en place par l‘association.

Leur objectif :

– Réfléchir sur la recevabilité à l’UNESCO d’un tel dossier, véritable rupture dans la thématique des dossiers UNESCO présentés jusqu’en 2017 : En quoi et comment ce dossier mémoriel peut-il être compatible avec la convention de 1972 ? Avec celle du patrimoine immatériel ? Ou ce type de dossier exige-t-il la rédaction d’une nouvelle convention ?